Le cadre Zachman expliqué : la grille de classification 6x6
John Zachman a publié son cadre en 1987 dans l’IBM Systems Journal. Sa grille range les descriptions d’une entreprise ; elle ne dit pas comment les produire.
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Une grille de classement
Le cadre Zachman classe les descriptions d’une entreprise. John Zachman en a publié la première version en 1987 dans l’IBM Systems Journal, sous le titre « A Framework for Information Systems Architecture ». Zachman International en publie aujourd’hui les définitions.
Son auteur le définit comme une ontologie : une structure des composants essentiels d’un objet. Une méthodologie est un processus ; le cadre est une structure. Il ne dit ni par où commencer, ni dans quel ordre produire les modèles.
Six questions en colonnes
Les colonnes reprennent six questions : quoi, comment, où, qui, quand et pourquoi. Chacune appelle un type de description distinct.
Les colonnes restent indépendantes. Les objets de la colonne quoi ne se confondent pas avec les objectifs de la colonne pourquoi ; les garder séparés évite qu’un modèle mélange deux questions.
- Quoi : les objets que l’entreprise inventorie, par exemple ses clients, ses produits ou ses contrats.
- Comment : les processus qui transforment ces objets.
- Où : la répartition des sites et des réseaux.
- Qui : les responsabilités attribuées.
- Quand : les cycles et les événements.
- Pourquoi : les objectifs et les intentions.
Six lignes, de l’identification à l’instanciation
Les lignes décrivent six transformations : identification, définition, représentation, spécification, configuration et instanciation. Chacune correspond à la perspective d’un public qui décrit l’entreprise à son niveau de détail.
Une cellule croise une question et une transformation. Elle contient un modèle primitif, qui ne traite qu’une variable. La grille compte trente-six cellules ; un modèle qui croise plusieurs questions combine plusieurs cellules.
Zachman, TOGAF et ArchiMate
Le cadre Zachman classe et ne prescrit aucune démarche. TOGAF décrit une méthode, l’ADM. ArchiMate fournit la notation des modèles d’architecture, et BPMN celle des processus.
Une équipe peut mener son étude selon l’ADM, décrire l’existant et la cible en ArchiMate, puis vérifier avec la grille quelles questions et quelles perspectives son dossier couvre.
La grille comme liste de contrôle
Une équipe remplit rarement les trente-six cellules. La grille sert surtout à la relecture : pour un dossier donné, l’architecte retient les cellules utiles et repère les questions sans réponse, comme des objectifs absents ou une répartition géographique inconnue.
Dans ArchiLU, le modèle se range par domaine ArchiMate 4 et chaque objet peut avoir son responsable. Un objet sans responsable reste visible, et le volet d’une capacité signale ce qui lui manque. La grille aide à classer ces manques par question avant la revue.
Questions fréquentes
- Qu’est-ce que le cadre Zachman ?
- Une grille de classement des descriptions d’une entreprise, publiée par John Zachman en 1987. Six colonnes posent les questions quoi, comment, où, qui, quand et pourquoi ; six lignes décrivent les transformations, de l’identification à l’instanciation.
- Le cadre Zachman est-il une méthode comme TOGAF ?
- Non. Son auteur le définit comme une ontologie, une structure. Il ne prescrit ni ordre ni démarche, alors que TOGAF décrit un processus, l’ADM. Les deux se combinent.
- Quelle différence entre TOGAF, ArchiMate, Zachman et BPMN ?
- TOGAF est une méthode, ArchiMate une notation d’architecture, BPMN une notation de processus et Zachman une grille de classement. Dans ArchiLU, les paysages s’affichent en ArchiMate et les processus se dessinent en BPMN ; le dossier d’architecture suit la démarche TOGAF.
- Quand utiliser la grille Zachman ?
- Pour relire un dossier ou un référentiel. Elle montre les questions et les perspectives laissées de côté, par exemple une motivation non documentée dans la colonne pourquoi.
